L’asso­cia­tion négaWattqui œuvre pour réduire la dépen­dance aux éner­gies fossiles et nucléaires, les impacts néga­tifs de l’éco­no­mie humaine sur le climat et pour un partage équi­table des ressources natu­relles, en préser­vant la qualité de vie et la capa­cité de répondre aux besoins humainspropose plusieurs scéna­rios « pour une France sans éner­gie fossile en 2050 ». Le quatrième, plus préci­sé­ment, s’at­tarde sur le rôle du bâti­ment dans la baisse des consom­ma­tions éner­gé­tiques. Et entraî­ne­rait d’im­por­tants chan­ge­ments. Décryp­tage !


Moins de maisons indi­vi­duelles, plus de collec­tif…

Ainsi, dans son quatrième scéna­rio devant permettre à la France de se passer d’éner­gie fossile d’ici 2050, une véri­table « révo­lu­tion » est propo­sée aux acteurs du bâti­ment.
Cette révo­lu­tion passe notam­ment par une maîtrise de l’oc­cu­pa­tion des sols, avec une quasi-stag­na­tion (950 millions de m2 aujourd’­hui, 1.1 milliard en 2050) entraî­nant l’aban­don des maisons indi­vi­duelles au profit de l’ha­bi­tat collec­tif, une baisse des construc­tions neuves dans le tertiaire et un partage de l’ha­bi­tat, inter­gé­né­ra­tion­nel par exemple. En somme, « une action globale sur le parc de loge­ments de bâti­ments tertiaires », indique négaWatt.


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… et de réno­va­tions ther­miques !

Des pertes finan­cières seraient inévi­tables avec un tel scéna­rio ? NégaWatt les a anti­ci­pées, toujours dans un esprit très « tran­si­tion éner­gé­tique ». L’as­so­cia­tion demande ainsi un « vaste chan­tier de réno­va­tion éner­gé­tique », à desti­na­tion des bâti­ments anté­rieurs aux années 2000. Tous devraient être trai­tés avant 2050 !
Les béné­fices ? 300 000 emplois équi­va­lents temps plein d’ici 2030. Sans comp­ter les écono­mies pour les parti­cu­liers et les profes­sion­nels, puisque cette réno­va­tion ne se limi­te­rait pas aux fenêtres, mais vise­rait aussi les sources de chaleur peu effi­caces, pour les rempla­cer par exemple par des pompes à chaleur.


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Mettre en place un grand plan de réno­va­tion ther­mique des bâti­ments : Une néces­sité !

Néga­watt défend cette thèse avec 2 argu­ments :

  • « L’inac­tion a un coût énorme pour la plupart des acteurs de la société, et elle accen­tue notre vulné­ra­bi­lité »,
  • « Nous avons l’op­por­tu­nité de trans­for­mer de l’argent qui fuit actuel­le­ment à l’étran­ger sous forme d’achat de fuel et de gaz, en inves­tis­se­ments pérennes dans des emplois non délo­ca­li­sables sur nos terri­toires, et en créa­tion de pouvoir d’achat »

Un programme ambi­tieux qui néces­si­te­rait une révo­lu­tion des usages et des modes de vie. Alors, partant ?


Pour aller plus loin :






Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.