Une étude réalisée pour le compte de la FFIE, du GESEC, du GIMELEC et du SERCE parue en janvier 2017 rappelle le rôle central que les communes jouent dans transition énergétique du pays. Malheureusement, le panorama dressé reste mitigé et bien des efforts restent à fournir pour généraliser le mouvement vers la sobriété énergétique.


Avec 225 000 bâtiments publics gérés, 9 millions de points d’éclairage, les communes représentent 15 % de la consommation du secteur tertiaire. L’énergie pèse entre 3 % et 6 % des dépenses de fonctionnement.

Les freins à la transition énergétique

    • Les freins de nature financière : dans un contexte de rationalisation de coûts, les dépenses de fonctionnement sont surveillées et les investissements réduits. De plus, l’énergie ne fait pas partie des postes prioritaires du budget.
    • Les limitations liées aux écarts d’expertises : toutes les communes ne sont pas dotées des mêmes spécialistes dans le domaine énergétique, ce qui génère naturellement des déséquilibres.
    • Des retards suite à une méconnaissance du parc immobilier ou une absence de maîtrise des données énergétiques locales
    • Des décalages suite à une faible volonté politique dans certains cas : due à une moindre pression des administrés…

4 profils de communes se dessinent

L’étude distinguent 4 profils de commune : Les leaders (25% de l’échantillon), les agiles (15%), les non engagés (30%) et les attentistes (30%)

Malheureusement, les collectivités moteurs sur le sujet de la transition énergétique (les leaders + les agiles) ne représentent que 40 % du panel.

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Lever les freins

3 scénarios sont proposés comme des leviers potentiellement porteurs :

    • L’affirmation de la volonté politique portée par le maire ou ses adjoints
    • L’impulsion portée par les services techniques
    • La mutualisation des ressources du territoire

Bonnes pratiques observées

Parmi les communes identifiées comme leaders, les bonnes pratiques sont nombreuses et appellent à être généralisées parmi elles :

    • La connaissance du parc des bâtiments : exhaustive et partagée par tous les acteurs.
    • La nomination de référents dédiés à la mission de transition énergétique.
    • Une démarche progressive qui met en avant les « Quick wins » ou avancées mesurables pour un moindre coût, effort et/ou délai court : le ratio estimé est de 20 % d’investissements initiaux pour 80 % de résultats.
    • Le pacte d’économies d’énergies à formaliser dans les contrats avec les prestataires et sous-traitants.
    • La communication positive pour rappeler l’état des lieux initial, les progrès accomplis et le reste à faire.

Pour télécharger l’étude :

Pour aller plus loin :

Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.