Depuis 2012, Lyon a pris le parti d’insuffler une tendance numérique au service de la transition énergétique. Des éco-quartiers ont été construits ou rénovés pour améliorer le quotidien des habitants et participer à la maîtrise de la consommation énergétique. Quelles ont été les motivations à l’origine de ce projet ambitieux ? Qu’en est-il 4 ans après la phase de conception ? Arrêt sur images, direction : la Capitale des Gaules !


Le concept de Lyon Smart City se décline dans plusieurs domaines

Lyon s’est largement distinguée par de nombreuses initiatives en faveur d’un savoir-vivre responsable en matière de gestion énergétique. Voici quelques exemples de projets qui sont en cours ou qui ont déjà fait leurs preuves :

    • Lyon Smart Community : projet « démonstrateur » porté par une agence japonaise visant à atteindre une meilleure efficacité énergétique à l’échelle d’un quartier,
    • Greenlys : test grandeur nature ayant pour but d’éprouver le fonctionnement des Smartgrids (réseaux intelligents),
    • Smart Electric Lyon : test dont l’objectif est d’évaluer les changements d’habitudes (radiateurs intelligents, tarifs adaptés, coupures occasionnelles),
    • Cité Perrache : ensemble de cinq immeubles représentant 275 logements sociaux rénovés, dotés de tablettes pour suivre et afficher les consommations,
    • Autopartage en mode électrique : système alternatif de mobilité proposé afin d’abandonner progressivement le système du « tout voiture », au profit de véhicules non polluants mutualisés.

A lire également : (Vidéo) Au fait, c’est quoi une smart city ?

Un socle commun à tous ces projets innovants : la technologie associée à la donnée énergétique

La collecte et l’analyse des données énergétiques (eau, gaz, électricité) est un élément clé pour comprendre, restituer des résultats globaux ou individuels (non nominatifs) et aider à la décision. Cette avancée est rendue possible par :

    • L’installation de capteurs intelligents sur les bâtiments et les habitations qui facilitent la transmission d’informations et les échanges de flux,
    • La mise en perspective par un monitoring des besoins réels en énergie avec la capacité de production locale pour identifier et historiser les pics de consommation ou a contrario les périodes ou créneaux moins demandés,
    • Des boîtiers de visualisation des données énergétiques et des appareils domotiques paramétrés se déclenchant ou se désactivant en fonction des besoins observés.

Focus sur la Lyon Smart Community, modèle inspirant à suivre…

Plusieurs volets ont été déployés pour assurer la complétude à ce dispositif expérimental :

    • Des bâtiments intelligents à énergie positive (depuis 2015) : l’ensemble désigné Hikari, composé de 3 immeubles mixtes d’une surface totale de 12800 m2 et situé à Lyon Confluence, assure la production et le stockage de l’énergie solaire (grâce à des panneaux photovoltaïques) et de chaleur par une centrale de co-génération.
    • Une flotte de véhicules électriques partagés (depuis octobre 2013) : basée sur l’énergie photovoltaïque, elle facilite la circulation dans un ancien quartier industriel.
    • Des systèmes de suivi énergétique résidentiels : leur vocation est d’assister les habitants et de les sensibiliser sur les impacts de leurs usages en les munissant d’une Energy box, qui emmagasine et affiche leurs données de consommation en temps réel.
    • Le Community Management System (CMS) : en plus des données des 3 premiers projets, il compile les paramètres intégrés dans le Data Center (données météorologiques, qualité de l’air, production de chaleur ou d’électricité…). Cela permet une analyse globale des pratiques et du potentiel énergétique du quartier, présentée sous la forme de tableaux de bord.

A la Confluence, Lyon a réussi à regrouper les différentes thématiques (efficacité énergétique, multi-modalité, rôle du citoyen et outils de pilotage) autour de projets fédérateurs. Celui de Lyon Smart Community s’est officiellement clôturé en juin 2016 mais se poursuit dans le cadre d’un dispositif d’envergure européenne : « Smarter Together ».

Sources :

Pour aller plus loin :

Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.