L’Institut français des relations internationales (Ifri) a publié ce mois-ci une étude portant sur l’agenda diplomatique qui incombera au nouveau Président de la France, dont l’élection aura lieu le 7 mai 2017. Ce think tank indépendant de recherche et d’information sur les questions internationales aborde de nombreuses thématiques. Nous résumons ici pour vous le chapitre consacré à l’énergie et au climat, écrit par Marie-Claire Aoun, directrice du Centre Énergie de l’Ifri.


Transition énergétique française : deux grandes décisions prises sous le mandat de François Hollande

Même si l’importance du nucléaire dans sa production électrique (76 % en 2016) lui assure un bilan carbone favorable par rapport aux pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la France a pris deux grandes décisions dans le sens de sa transition énergétique en 2015 :

    • en juillet, le pays adoptait la LTECV (loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte) ;
    • et, en décembre, les 195 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat, parmi lesquels la France, se donnaient des objectifs clairs pour ralentir le réchauffement diplomatique.

La LTECV fixe notamment :

    • la réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre) de 40 % entre 1990 et 2030 ;
    • la réduction de la consommation énergétique de 50 % en 2050 par rapport à 2012 ;
    • l’augmentation des énergies renouvelables à 35 % de la consommation finale d’énergie en 2030 ;
    • la réduction de la part du nucléaire à 50 % de la production électrique en 2025, soit une baisse d’un tiers.

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Des défis énergétiques de taille pour le prochain quinquennat

Cette loi ne va pas sans poser de nombreux défis au futur Président : quel coût et quel financement pour une telle transition énergétique ? Faut-il arrêter ou prolonger l’utilisation des différents réacteurs nucléaires vieux de plus de 40 ans – décision qui doit être anticipée autant que possible ? Qu’en est-il alors de l’opération « Grand carénage » d’EDF qui vise à maintenir l’exploitation du parc nucléaire (4,2 milliards d’euros par an d’ici 2025) ?

Le prochain quinquennat devra également se positionner sur :

    • le soutien à apporter à la cause climatique dans le monde et à l’échelle de l’Union Européenne ou comment faire vivre l’accord de Paris dans le temps ;
    • le soutien à apporter aux entreprises énergétiques françaises à l’étranger, en particulier dans le domaine du nucléaire ;
    • le développement de nouvelles filières technologiques en lien avec la transition énergétique.

Un programme chargé et des défis de taille pour le prochain Président ! Découvrez la position des différents candidats sur la question énergétique.

Pour aller plus loin :


Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.