Mesurer la consommation des bâtiments tertiaires est un sujet plus que jamais d’actualité avec la sortie du décret tertiaire. Tous les ans, l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) collecte les données de consommation de 6 500 bâtiments afin de publier des indicateurs de performance environnementale par typologie de bâtiments. Focus sur les résultats de la dernière édition du Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments tertiaires en France.


Tour d’horizon global pour 2016

D’un point de vue macro, le palmarès des familles de bâtiments sur le critère de la consommation primaire / m2 est le suivant par ordre décroissant :

  1. Commerces (périmètre Preneur ou locataire).
  2. Bureaux.
  3. Entrepôts logistiques.
  4. Commerces (périmètre Bailleur).

consommation énergétique bâtiments

Les bureaux

  • L’indicateur de consommation relevé pour 2016 est de : 429 kWh/m2/an.
  • 55 % de l’échantillon se situent entre les catégories E et G (sur l’échelle de notation allant de A à G, A étant le meilleur score).
  • Une baisse de la consommation de 2.2 % a été enregistrée entre 2015 et 2016.
bureaux performance énergétique

Évolution des consommations réelles en énergie depuis 5 ans : la tendance est à la diminution constante avec une baisse de plus de 10 % entre 2010 et 2015 pour l’énergie primaire.

Les principaux critères impactant la consommation

Le Baromètre de l’OID analyse les différents critères impactant la baisse des consommations. Ils sont hiérarchisés comme suit :

  • la typologie du bâtiment (selon la période de construction) ;
  • sa surface ;
  • la présence d’une certification construction et rénovation ;
  • la présence d’un label ;
  • la localisation du bâtiment (Paris, Île-de-France hors Paris, régions) ;
  • la présence d’air conditionné ;
  • la signature d’une annexe environnementale.

Impacts pour les certifications et les labels

En termes de progrès constatés, il est important de souligner que les bâtiments bénéficiant d’une certification ou d’un label se démarquent nettement des autres.

Concernant les immeubles BBC Rénovation, la consommation moyenne est inférieure de 16 % à celle des bureaux (360 vs. 429 kWhEP/m2/an) ; quant à ceux ayant une Certification Construction et Rénovation, ils enregistrent une consommation moyenne inférieure de 10 % à celle des bureaux.

Les commerces et le secteur tertiaire (côté bailleurs)

  • L’indicateur de consommation relevé pour 2016 est de : 189 kWh/m2/an.
  • 47 % de l’échantillon se situent entre les catégories A et C (les plus économes).
  • Une baisse de la consommation de 7,2 % a été constatée entre 2015 et 2016.

performance énergétique tertiaire commerce bailleurs

Les actions déjà entreprises telles que le reporting, le pilotage, la rénovation et le remplacement des équipements sont à l’origine de la baisse de la consommation énergétique constatée dans le secteur tertiaire. La prise en compte croissante de la dimension bien-être et confort des occupants sur site vient aussi œuvrer dans le sens du développement durable.

Les commerces et le secteur tertiaire (côté preneurs)

  • L’indicateur de consommation relevé pour 2016 est de : 1348 kWh/m2/an.
  • 77 % de l’échantillon se situent dans la catégorie G (la plus énergivore).
  • Une baisse de la consommation de 0,63 % a été observée entre 2015 et 2016.

performance énergétique tertiaire commerce preneurs

Cette base hétérogène est constituée à la fois des centres commerciaux, des points de vente spécialisés et des petits commerces. Les premiers sont particulièrement énergivores, les deuxièmes rencontrent des problématiques variées tandis que les derniers souhaitent rester attractifs en soignant la visibilité et l’accueil de leur enseigne.

Les entrepôts

  • L’indicateur de consommation relevé pour 2016 est de : 267 kWh/m2/an.
  • 43 % de l’échantillon se situent entre les catégories E et G (les plus énergivores).
  • Une légère baisse de la consommation de 0,63 % a été relevée entre 2015 et 2016.

performance énergétique logistique entrepôts

Le besoin en énergie de cette famille est surtout lié au maintien d’une température en adéquation avec l’activité de la plateforme.

Concernant la consommation énergétique des bâtiments tertiaires, la marge de progression se situe principalement chez les commerces (périmètre preneur) et les bureaux du fait du niveau actuel encore élevé de leur consommation malgré une tendance à la baisse amorcée.

L’OID suivra l’évolution de ces indicateurs pour mesurer les efforts en termes d’efficacité énergétique réalisés au cœur des bâtiments. Rendez-vous est pris fin 2017 pour une photo actualisée grâce à la nouvelle édition du Baromètre de l’OID ! Pour télécharger le Baromètre de l’OID dans son intégralité, c’est par ici.


Pour aller plus loin :






Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.