Des factures qui se font attendre 6 mois, des prélèvements en doublon, des erreurs de facturations ou de relevés, un budget énergétique mal maitrisé… Autant de problèmes que connaissent trop bien les gestionnaires de parc immobilier. En effet, en moyenne 1 facture d’électricité sur 70 contient une erreur. Le chiffre monte jusqu’à 1 sur 30 concernant le gaz naturel. Comment détecter ces erreurs et être sûr de payer ce qui correspond réellement à sa consommation ? Retour d’expérience sur le déchiffrage des factures


Décomposer chaque brique de coûts de vos factures

Pour être en mesure de détecter des erreurs sur une facture, il est indispensable d’en comprendre chaque brique de coût : abonnement, part variable, taxes et contributions.
Gabrielle Després, Cheffe de projets chez Deepki, revient sur la méthode utilisée « Les évolutions tarifaires relatives à l’abonnement et le prix de la molécule sont précisés dans le contrat du fournisseur. Une fois les formules identifiées, il est facile de recomposer les différentes briques de coûts sur la base de la consommation réelle observée. L’intérêt est ensuite de comparer le résultat obtenu à la facture reçue initialement afin de détecter les écarts. »

Grâce à cette méthode, il est très facile de détecter automatiquement et sur de gros volumes de données des erreurs de facturation dès le premier euro et, ainsi de provisionner ses dépenses en attendant d’être facturé ou remboursé. Votre contrôleur de gestion vous remerciera pour cette approche rigoureuse du poste de dépenses de fonctionnement !


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Pour les tarifs bleus : une méthode qui tombe à point nommé !

Les tarifs bleus concernent les petits consommateurs (résidentiel ou bureau) qui ont un compteur dont la puissance est inférieure à 36 KVA. Le principe est simple : le fournisseur d’énergie réalise une mesure réelle annuelle seulement. Dans l’intervalle le client reçoit des facturations intermédiaires basées sur des consommations estimées et donc provisoires !

En tant que premier concerné, les consommateurs sont bien souvent mieux placés que leur fournisseur pour estimer leur consommation. Vacances, ouvertures exceptionnelles, augmentation du chiffre d’affaires ou du nombre d’occupants, rénovations sont autant d’éléments qui permettent de faire des hypothèses bien plus fines que celle de votre fournisseur.

A ce titre, anticiper son budget permet d’éviter les mauvaises surprises face aux rattrapages de la facture trimestrielle ! « La première chose à faire est d’estimer les impacts de l’activité commerciale et des variables climatiques d’une année sur l’autre. Ensuite, il est nécessaire d’intégrer certains éléments comme l’évolution des taxes ou des tarifs. L’usage d’algorithmes permet d’automatiser tous ces calculs sur la base des variables d’entrée choisies et ainsi d’obtenir différents scénarios pour anticiper son budget au plus juste. » explique Gabrielle Després.

Grâce à cette méthode de décomposition des coûts, les erreurs de facturation ne sont plus une fatalité. Il est désormais possible d’automatiser la détection d’anomalies et d’anticiper son budget énergétique pour s ‘assurer qu’1 euro payé correspond bien à 1euro consommé.


Pour aller plus loin :


Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.