Depuis le 5 décembre 2015, les grandes entreprises ont l’obligation de réaliser un audit énergétique de leurs activités. Deux ans plus tard, quelles conclusions pouvons-nous tirer de cette démarche ? Décryptage !


En quoi consiste cette obligation règlementaire ?

La loi DADDUE impose aux grandes entreprises de réaliser un audit énergétique de leur activité. Dans le cadre de cette réglementation, l’audit énergétique peut porter sur 3 facteurs : les immeubles, transports et/ou process.

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Les entreprises disposant d’une certification ISO 50 001 sont exemptées étant donné que cette démarche améliore de fait l’efficacité énergétique des entreprises concernées.

Les entreprises ont globalement joué le jeu

À ce jour, sur les 5 000 entreprises concernées, 72,6% ont finalisé leur dépôt, 25,1% sont en cours de réalisation et 2,1% n’ont toujours pas initié la procédure. De plus, 87,9% des entreprises ont eu recours à l’audit simple, 8,1% à la certification ISO 50 001 et 4% seulement à un mix des deux alternatives. Le taux de couverture moyen, quant à lui, est de 83% de la facture énergétique.

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Pour 2/3 des répondants à l’enquête de l’ADEME, l’entrée en vigueur de cette réglementation a été l’occasion de réaliser un audit énergétique pour la première fois. L’enquête précise que  la réalisation de ces audits a été motivée par la mise en conformité règlementaire (94%), suivie par la possibilité de réaliser des réductions de consommations énergétiques (56%) et l’intention d’appliquer une politique environnementale (31%).

Des audits énergétiques plein les placards, et après ?

Parmi les répondants, très peu ont pris la peine d’effectuer un pas de plus en définissant de potentielles pistes d’amélioration de leur performance énergétique. En effet, 50% des entreprises a renseigné moins de 5 préconisations sur la plateforme de l’ADEME et 20% n’en remonte qu’une seule.

D’importantes ressources ont donc été engagées pour se plier à l’obligation réglementaire mais les résultats en terme d’amélioration de la performance énergétique ne semblent pas être au rendez-vous.

Simplifier la démarche pour investir ses ressources dans les économies d’énergie et non dans leur mesure

Le bilan est donc mitigé. En privilégiant des démarches innovantes comme l’audit énergétique virtuel par exemple, les ressources engagées pour détecter les gisements d’économies d’énergie sont réduites, permettant ainsi de les investir réellement dans la mise en oeuvre d’actions d’économies concrètes.

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Bien plus pragmatique que les audits physiques, cette méthode se base uniquement sur des données déjà existantes afin de détecter les bâtiments les plus énergivores. Ainsi, les grandes entreprises seront capables de déterminer rapidement où concentrer leurs efforts, à moindre coût.

Enfin, les actions proposées dans le cadre de ces audits virtuels favorisent systématiquement les actions “quick wins”, c’est-à-dire des actions nécessitant peu d’investissement pour des économies importantes.

En favorisant une démarche d’audit énergétique virtuel, les grandes entreprises pourront investir leur temps et leur argent dans la réalisation des économies d’énergie et non plus uniquement dans leur mesure.

 

 

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Sources :

Agathe Monteil

Publié par Agathe Monteil

Content Manager chez Deepki.