L’efficacité énergétique des bâtiments est au cœur de l’actualité. Pour l’évaluer et l’améliorer, la réalisation préalable d’un audit énergétique est souvent le premier réflexe. Pourtant cette procédure est loin d’être systématiquement rentable ou efficace. Dans cet article, Datanergy vous dévoile dans quels cas l’audit énergétique est intéressant et dans quels cas une solution alternative s’impose.


Les bâtiments ne sont pas tous égaux face à l’audit énergétique !

Si la diminution des consommations énergétiques est un objectif souhaitable, peu importe la surface du bâti considéré, l’audit énergétique n’est pas recommandé dans tous les cas.

En effet, l’audit énergétique représente un coût important, justifié par les éléments suivants :

  • approche mono-site ;
  • déplacement d’experts ;
  • relevé de données sur place (épaisseur des murs, données de contiguïté, renouvellement de l’air par pièce, etc) ;
  • 1 mois de travail en moyenne par bâtiment ;

Ainsi, il est souhaitable de n’y avoir recours qu’en cas de nécessité absolue.

Par exemple, dans le cas d’un parc de bâtiments, lancer des campagnes d’audits physiques pour chaque bâtiment constitue un véritable gouffre financier, d’autant plus si les sites sont inférieurs à 2000 m2.  Pour les sites inférieurs à 2000 m2, il sera en effet impossible d’identifier des économies d’énergie du même ordre de grandeur que le coût de l’audit énergétique lui-même.

L’audit virtuel au service de la performance énergétique des parcs multi-sites

Dans le cas d’un patrimoine multi-site tertiaire, ces études peuvent constituer un véritable gouffre économique.

L’enjeu devient donc de détecter rapidement les plus gros potentiels d’économies d’énergie puis de cibler les opérations les plus pertinentes à mettre en œuvre. C’est ce que permet l’audit énergétique virtuel en sélectionnant, après une analyse multi-site, les bâtiments les plus problématiques… donc les plus prometteurs en termes d’économies d’énergie !

Contrairement aux audits énergétiques classiques, qui s’appuient sur des hypothèses pour calculer les économies d’énergie éventuelles, l’audit virtuel compare les données de plusieurs sites selon une approche statistique. En utilisant uniquement les données existantes déjà à disposition (factures, données techniques du bâti, caractéristiques de l’activité…), cet audit permet de détecter les possibilités d’économies d’énergie, de calculer les plus gros potentiels de gain et de prioriser les actions à mettre en place, pour une plus grande rentabilité.

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Là où l’audit énergétique classique implique un financement de parfois plusieurs milliers d’euros par bâtiment, l’audit virtuel ne nécessite que quelques dizaines à quelques centaines d’euros en fonction de la taille et la complexité du site.

A l’heure où le terme de massification des économies d’énergie est dans toutes les bouches, l’audit énergétique virtuel permet enfin la démocratisation de l’accès aux économies d’énergie. Les gestionnaires de parcs de bâtiments de petites surfaces peuvent désormais mettre en place des mesures rapides pour améliorer leur efficacité énergétique et suivre leur impact grâce à une interface de visualisation des données de consommation. Alors, prêt·e à sauter le pas ?

*Le terme audit énergétique se réfère dans cet article à l’étude des critères physiques et énergétiques d’un bâtiment en vue de réduire ses consommations énergétiques


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Alan Floch

Publié par Alan Floch

Chef de Projets chez Deepki.