Les communes sont au cœur des enjeux énergétiques de demain pour 3 raisons essentielles. Tout d’abord, elles sont de grandes consommatrices du fait de leur vocation de service public : 22 5000 bâtiments publics gérés, 9 millions de points d’éclairage, 15 % de la consommation du secteur tertiaire. Elles n’ont également pas encore terminé d’optimiser leurs achats d’énergie en faisant de réelles économies : l’énergie représente encore 3 % à 6 % des dépenses de fonctionnement. De plus, elles doivent être exemplaires vis-à-vis de la politique gouvernementale en place et de leurs administrés. Très concrètement, les communes de plus de 20 000 habitants sont censées commencer à déployer un Plan Climat Air Energie Territorial depuis le 1er janvier 2017.


Initiative

Les entreprises de la gestion de l’énergie dans les bâtiments et leurs organisations professionnelles ont mené une étude auprès des communes sur la transition énergétique, afin d’en extraire des tendances générales, au-delà du simple critère de taille. 70 interviews ont été conduites à cet effet.

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Objectifs

Il s’agissait de comprendre les freins des communes à l’accélération de la transition énergétique :

  • Les freins de nature financière : dans un contexte de rationalisation de coûts, les dépenses de fonctionnement sont surveillées et les investissements réduits. De plus, l’énergie ne fait pas partie des postes prioritaires du budget.
  • Les limitations liées aux écarts d’expertises : toutes les communes ne sont pas dotées des mêmes spécialistes dans le domaine énergétique, ce qui génère naturellement des déséquilibres.
  • Des retards suite à une méconnaissance ou une absence de maîtrise des données énergétiques locales : consommation globale, vision par bâtiment…
  • Des décalages suite à une faible volonté politique dans certains cas : due à une moindre pression des administrés…

Le travail de collecte a permis d’identifier les leviers potentiels porteurs :

  • L’affirmation de la volonté politique : fermeté affichée, fixation d’objectifs,
  • Le relais pris par les services techniques : mise en œuvre et pilotage,
  • La mutualisation des ressources du territoire : échanges, retours d’expérience, recours à des services ou conseils communs…

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Il en est également ressorti des points forts à valoriser et des bonnes pratiques à étendre :

  • La connaissance du parc des bâtiments : exhaustive et partagée par tous les acteurs.
  • La nomination de référents dédiés à la mission de transition énergétique.
  • Une démarche progressive qui met en avant les « quick wins » ou avancées mesurables pour un moindre coût, effort et/ou délai court : le ratio estimé est de 20 % d’investissements initiaux pour 80 % de résultats.
  • Le coût net des investissements qui est acceptable au regard des dispositifs d’incitations financières existants.
  • Les moyens à utiliser par les petites communes dans un effet de synergie.
  • Le mode de travail en gestion de projet.
  • Le pacte d’économies d’énergies à formaliser dans les contrats avec les prestataires et sous-traitants.
  • La communication positive pour rappeler l’état des lieux initial, les progrès accomplis et le reste à faire.
Soyez notifié lors de la sortie du guide d’analyse « Stratégie décret tertiaire » 

Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.