En tant qu’assureur militant, la MAIF a fait de la maîtrise de sa consommation d’énergie l’un de ses enjeux RSE. En cohérence avec sa politique énergétique, la mutuelle d’assurance a choisi de marquer cet engagement par la mise en place d’une démarche ISO 50 001. Loreline Sorel, référente énergie pour l’immobilier d’exploitation à la MAIF, nous explique la méthodologie adoptée par son entreprise dans le cadre de cette démarche de management de l’énergie.


Quel poste occupez-vous à la MAIF ? En quoi consiste votre travail ?

Je suis référente énergie pour l’immobilier d’exploitation au sein de la Direction Immobilier et Moyens Généraux. À ce titre, j’assure le suivi énergétique de tous les immeubles occupés par des collaborateurs de la MAIF à travers la France : centres d’appels, centres de gestion des sinistres… La MAIF étant à la fois propriétaire et locataire de ses locaux, je suis amenée à manager des situations très diverses. Si la gestion centralisée du parc immobilier constitue mon quotidien, j’interviens également sur des actions mises en œuvre par le service QHSE (qualité, hygiène, sécurité, environnement), notamment sur la partie environnementale. En offrant un bon environnement de travail aux salariés, nous pouvons ainsi contribuer à la performance de l’entreprise.

Quels sont les enjeux d’une politique de management de l’énergie pour la MAIF ?

L’urgence climatique est un enjeu de société que la MAIF a pleinement intégré dans sa politique de responsabilité sociétale. Porteuse de fortes valeurs militantes, notre mutuelle ne pouvait pas passer à côté d’un tel engagement ! Notre action en faveur de la maîtrise des dépenses d’énergie est en cohérence avec la politique RSE de l’entreprise. Elle vise aussi à répondre à nos objectifs de performance économique. Sans compter les évolutions du cadre législatif qui nous poussent à innover en permanence pour anticiper les changements !

Pourquoi la MAIF a-t-elle choisi de se lancer dans une démarche ISO 50 001 ?

Partant d’une page blanche, nous voulions pouvoir agir sur le long terme. En tant que système de management axé sur une logique d’amélioration continue, la norme ISO 50 001 convenait parfaitement à ces objectifs. De plus, elle constitue un cadre très opérationnel qui oblige à avoir une vision à 360 degrés sur la question de l’énergie. Tous les services sont ainsi impliqués dans la démarche : des achats à la DSI (direction de systèmes d’information) en passant par la communication interne, chargée de sensibiliser tous les acteurs, et par les RH, qui relaient les bonnes pratiques auprès du personnel et des nouveaux embauchés.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans sa mise en place ?

Le plus gros du travail a été investi la première année, dans le recueil de données fiables. Il a fallu questionner nos process et revoir nos méthodes de travail, mais la motivation était là, ce qui nous a beaucoup aidés ! Deepki a également facilité la collecte d’informations sur notre consommation énergétique. À vrai dire, c’est plus long que difficile ! Depuis la réflexion initiée en 2015, il nous aura fallu 3 ans pour aboutir à la certification, en mars 2018, des 200 sites du parc immobilier, en passant par la certification de 8 sites pilotes à mi-étape.

Comment avez-vous tiré profit de la data dans cette démarche ?

La data est un prérequis incontournable dans la démarche ISO 50 001 ! Il est primordial de pouvoir connaître sa consommation énergétique et de mesurer des indicateurs de performance avant d’agir. Avec des solutions connectées et automatisées comme Deepki, il est possible d’éviter les erreurs liées au traitement manuel, autrefois réalisé avec des tableaux Excel. Nous avons progressé, pas à pas, pour affiner le pilotage au fur et à mesure : d’abord par la collecte des données issues des factures, puis par télérelève, et enfin par le déploiement de points de comptage, qui permettent de suivre la consommation bâtiment par bâtiment. La prochaine étape consistera à mesurer les usages, pour trouver des pistes d’amélioration de notre efficacité énergétique.

Quels sont les résultats attendus ? Les prochaines étapes ?

Avec la collecte des données et l’outil associé, il nous est désormais possible de piloter notre activité sous l’angle énergétique. Nous pouvons suivre la performance de nos actions grâce à des indicateurs de pilotage.
Nous sommes aujourd’hui satisfaits de pouvoir rendre compte à la direction d’une amélioration de notre performance énergétique et d’économies induites. Les prochaines étapes : exploiter les données de la télérelève et mesurer nos usages pour continuer à progresser dans la connaissance et l’optimisation de notre consommation.

Comme toute procédure d’amélioration continue, la mise en place d’une démarche ISO 50 001 repose sur un important travail de collecte de la data nécessaire à une analyse des mesures à long terme. L’exemple de la MAIF montre néanmoins que cette collecte de données énergétiques n’est pas insurmontable ! Cette tâche essentielle peut tout à fait être menée de manière progressive et est facilitée par l’utilisation des bonnes méthodes, avec une bonne part d’automatisation.

Clémence Michel

Publié par Clémence Michel

Digital Marketer chez Deepki.