La valorisation financière des actifs immobiliers dispose aujourd’hui de nombreux outils. Mais d’autres valeurs extra-financières sont essentielles : la valeur verte, la valeur d’exploitation et la valeur sociétale de l’actif. Plusieurs obligations réglementaires vont d’ailleurs dans ce sens, ce qui implique pour les sociétés cotées à s’engager sur ces sujets. Quelles sont les conséquences de ce changement de paradigme en matière de gestion immobilière ? Datanergy fait le point sur ces nouveaux critères de valorisation des actifs.

Première valeur extra-financière d’un actif : la valeur verte

En matière de conception immobilière, l’écoconstruction est en plein boom. La réduction des consommations d’énergie est devenue une priorité. Dans le même temps, la course aux labels (HQE, BREEAM ou encore LEED…) est ouverte du côté des immeubles de bureau. Ces critères sont en effet des atouts majeurs pour l’attractivité des bâtiments, tant pour les locataires que pour les investisseurs, qui se traduit par des disparités notables entre actifs – tant au niveau des loyers que de la vacance.

Sur le plan de la gestion locative, le suivi et la régulation des consommations se développent pour réduire les factures d’énergie. Mesurer et monitorer l’impact énergétique d’un bâtiment éco-conçu et éco-géré est devenu un enjeu important pour les gestionnaires immobiliers. Avec la mise en place d’un système de traçabilité, ce monitoring s’avère essentiel pour la constitution du profil environnemental de l’actif.

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Les certifications environnementales en Île-de-France

Selon le Baromètre de la Certification Environnementale 2018, 1 317 bâtiments tertiaires étaient certifiés au 31/12/2017 (essentiellement des bureaux). C’est 45 % de plus qu’en 2016 et 75 % de plus qu’en 2015.

Classement des certifications en 2017 :

    • HQE : 69 % des bâtiments (80 % en 2016) ;
    • BREEAM : 28 % des projets (16 % en 2016) ;
    • LEED : 3 % des immeubles (comme en 2016).

La valeur d’exploitation de l’actif

Cette valeur extra-financière concerne directement la gestion de l’actif, tant au niveau des énergies que des services. Dans un immeuble de bureaux, la maintenance et l’entretien sont assurés par une multitude d’intervenants, représentant près de 40 métiers : chauffage, ventilation, courants forts, plomberie, aménagement, restauration, ménage, gardiennage, etc. Tous ces prestataires sont aujourd’hui tenus de s’adapter à de nouveaux modes d’activité (nomadisme, télétravail, espace partagé…).

Pour optimiser l’exploitation de l’actif, il est primordial de constituer un référentiel unifié en agrégeant des données de formats et de sources potentiellement différents. Grâce à la mise en place d’une data room d’exploitation, il est possible aujourd’hui d’avoir une vision homogène de la gestion des actifs. Cet espace de stockage sécurisé permet d’enregistrer de manière centralisée et protégée divers documents utiles (transactions, fusions acquisitions, tournées de consommation…). Lors d’un changement de propriétaire ou de locataire, récupérer l’historique de l’actif ou faire un inventaire complet des équipements présents sur le site devient alors une réalité !

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La valeur sociétale de l’actif

Cette troisième valeur extra-financière d’un actif s’intéresse à la façon dont l’actif doit intégrer les changements sociétaux liés à l’environnement de l’immeuble. Pour valoriser cette dimension, il est nécessaire d’avoir des données prospectives sur la gestion de l’immeuble et de les mettre en contexte avec différents éléments :

    • données de consommations d’énergie en lien avec les occupants de l’immeuble ;
    • data sur les transports et programmes urbains environnants ;
    • information socio-économique sur la population locale…

L’objectif étant de pouvoir s’adapter aux changements et prévoir le devenir de l’immeuble dans les années futures.

Pour dégager la valeur extra-financière d’un actif immobilier, il est nécessaire de collecter et d’analyser des données auprès de différentes parties prenantes — internes et externes. Il s’agit de rendre l’information disponible et accessible afin de pouvoir valoriser le parc immobilier. Mais comment optimiser la collecte de ces données ? En vous mettant d’abord dans les bonnes conditions ! Découvrez dans notre minibook RSE toutes les questions à vous poser avant de vous lancer dans la collecte.

Bertrand Mouchel

Publié par Bertrand Mouchel