La crise sanitaire mondiale due au Covid-19 a forcé le gouvernement français à prendre des mesures de protection drastiques. L’activité économique française a été fortement ralentie et de nombreuses entreprises non-essentielles ont dû fermer temporairement. BNP Paribas REPM a décidé d’analyser l’impact du confinement sur la consommation énergétique des bâtiments de bureaux au niveau européen. Dans cet article, découvrez les conséquences du confinement sur la consommation d’énergie en infographie.

Une baisse drastique des consommations énergétiques des bâtiments de bureaux

BNP Paribas REPM, avec la participation de Deepki, a réalisé un travail d’analyse sur la baisse des consommations énergétiques des bâtiments de bureaux suite au confinement. Le croisement de leurs bases de données a permis de distinguer des grandes tendances au niveau européen. Nous pouvons observer une baisse globale des consommations à travers toute l’Europe, allant de 8% à 40% selon les pays.

La réduction des consommations d'énergie durant le confinement en Europe

En France, environ 40% des sites n’ont pas changé leur niveau de consommation énergétique malgré leur fermeture. En menant une étude sur les données de consommation de 17 de ses clients, Deepki estime que les économies d’énergie auraient pu s’élever jusqu’à 123 000 € HT par semaine si tous ces bâtiments avaient été correctement régulés.

Par exemple, Unibail-Rodamco-Wesfield, qui a été contrainte de fermer la plupart de ses bâtiments, a pu réaliser 44% d’économie de consommation énergétique dès la première semaine du confinement. Au bout de 6 semaines, après une meilleure régulation de ses bâtiments, les économies se sont élevées jusqu’à 63%.

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La régulation, le nerf de la guerre

On peut tirer quelques conclusions en termes de gestion de l’énergie sur cette période inédite que représente le confinement. D’une part, on constate une baisse des consommations dans les immeubles de bureaux à travers toute l’Europe, oscillant globalement entre 20 et 40%. Cette baisse s’explique très naturellement par les mesures de télétravail prises dans l’ensemble des pays. Néanmoins, cette crise a eu un effet loupe sur la gestion énergétique des bureaux. Des analyses plus approfondies sur le périmètre de la France ont permis de détecter que 40% des sites étaient mal régulés et par conséquent, de nombreux équipements ont continué à tourner inutilement, générant une consommation d’énergie bien supérieure aux besoins réels. Ce gaspillage est désolant, mais il met en lumière une chose : de très grosses économies d’énergie peuvent être réalisées sans travaux ni lourds investissements, mais avec un bon suivi énergétique des bâtiments. Ce constat est encourageant surtout dans le cadre des objectifs ambitieux posés par le décret tertiaire.

Emmanuel Blanchet, Directeur Général de Deepki

L’étude réalisée par BNP Paribas REPM et Deepki a permis de détecter de nombreux problèmes de régulation au niveau Européen pendant le confinement. En plus de se matérialiser par un pur gaspillage des ressources énergétiques et une pollution inutile, une mauvaise régulation représente d’importantes pertes financières pour les entreprises qui doivent faire particulièrement attention à leurs finances en période de crise. Conclusion d’autant plus regrettable lorsque l’on sait qu’il est possible de réaliser d’importantes économies d’énergie sans travaux lourds ni investissements importants, mais simplement grâce à une bonne régulation.

Angèle Costiou

Publié par Angèle Costiou

Chargée de Missions Marketing & Communication chez Deepki.