Bilan carbone

Qu’est-ce que le Bilan Carbone ? À quelle fréquence doit-il être réalisé ? Quelles sont les étapes à suivre ? Datanergy vous livre tous les détails.

Le Bilan Carbone, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

Le Bilan Carbone a été développé en 2011 par l’ADEME, lAgence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. Cet outil permet de comptabiliser les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) directs ou indirects. Le Bilan Carbone est un élément pris en compte dans la démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) d’une entreprise.

Il est constitué de 6 étapes permettant un bilan d’étude complet :

Le Bilan Carbone analyse les GES suivants :

    • Le CO2 ;
    • Le protoxyde d’azote ;
    • L’hydrofluorocarbure ;
    • Le perflurocarbure ;
    • Le méthane ;
    • L’hexafluorure de soufre.

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À terme, ce bilan permet de comprendre, d’analyser et d’envisager la mise en place de moyens afin d’obtenir un meilleur audit énergétique. Cet audit est une obligation réglementaire qui a pour objectif de permettre aux entreprises de mettre en place une stratégie d’efficacité énergétique.

Quelles sont les réglementations pour le Bilan Carbone en France ?

Qui est concerné par le Bilan Carbone ?

Depuis la loi Grenelle II du 10 juillet 2010, il est obligatoire de réaliser un bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre, tous les 4 ans pour :

    • Les entreprises composées de 500 salariés en France et plus de 250 dans les DOM ;
    • Les collectivités constituées de plus de 50 000 individus ;
    • Les établissements publics et les services d’état comptant plus de 250 agents.

En plus d’être obligatoire, le Bilan Carbone doit être réalisé selon les règles de l’ADEME, c’est-à-dire être publié sur une plateforme dédiée et gérée par l’organisme. S’il n’est pas fait ou publié, l’entreprise s’expose à une amende pouvant s’élever jusqu’à 1 500 €.

Même si l’entreprise n’est pas obligée par la loi, toute initiative volontaire est fortement valorisée par les différentes parties prenantes telles que les clients et investisseurs, améliorant ainsi l’attractivité de l’entreprise et lui ouvrant de nouvelles opportunités de business.

Où en sommes-nous en France ? Comparaison avec l’Europe et le reste du monde

Les chiffres clés en Europe

Les entreprises françaises ont su faire preuve d’anticipation en commençant à réaliser leur bilan GES dès les années 2000. Il a été constaté que les entreprises s’alignaient de plus en plus sur les niveaux de réduction. En 2018, la France se retrouve à la 9ème position des meilleures performances environnementales. C’est l’utilisation plus importante de ressources décarbonées – telles que les énergies renouvelables et nucléaires – qui a permis ce résultat.

Au niveau mondial, l’Union Européenne est plutôt bon élève. Et pour cause, cette réglementation impactant énormément l’image des entreprises, ces dernières se prennent au jeu de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le premier de la classe est le Portugal détenant la meilleure performance environnementale de l’UE avec une réduction de 9% des émissions de GES. La Bulgarie et l’Irlande obtiennent également de bonnes performances en 2018 avec des émissions de CO2 passant respectivement à 8,1% et 6,8%.

De façon plus globale, l’Union Européenne a réduit ses émissions de CO2 de 2,5% en limitant le recours à des combustibles fossiles polluants.

Les chiffres clés à l’international

Au niveau mondial, les résultats ne sont malheureusement pas aussi positifs qu’au niveau européen. Selon le bilan énergétique mondial du 28 mai 2019, le bureau d’étude Enerdata indique que les rejets polluants ont augmenté de 1,7% entre 2017 et 2018. Pourquoi ? Nous vivons dans une économie trop énergivore et cette tendance à la hausse s’explique aussi par l’hégémonie des ressources fossiles polluantes.

Vous l’aurez compris, le bilan carbone est au coeur de toutes les discussions dans les entreprises ! Il est donc question de prendre conscience de son utilité et de son importance afin de pouvoir optimiser vos consommations énergétiques et de valoriser la performance extra-financière de votre patrimoine.

Source : Le monde de l’énergie