Efficacité énergétique dans les banques

L’efficacité énergétique est l’un des sujets phares de cette décennie pour le secteur bancaire. Ainsi, l’enjeu des banques devient de parvenir à optimiser leurs consommations énergétiques sur le long terme tout en adoptant une démarche plus respectueuse de l’environnement. Cette approche se caractérise notamment par la réalisation d’économies d’énergie.

Pour le secteur de la banque, la mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique s’avère très utile. En effet, au vu de la large répartition des agences bancaires sur le territoire français et étranger, il est primordial pour les gestionnaires de connaître la consommation de chacune de leurs agences au sein de leur parc afin de pouvoir répondre de manière adaptée en cas d’anomalie.

Quelles sont les données disponibles au sein d’un réseau d’agences bancaires ?

Afin d’effectuer des économies d’énergie, il est primordial de commencer par collecter les données existantes de toutes les agences du parc immobilier afin de pouvoir les analyser par la suite. Dans le secteur bancaire, les données recueillies proviennent de 3 sources :

  • Les données de consommations : consommations d’eau et d’énergie issues de factures fournisseurs…
  • Les données patrimoniales : surface, adresse, équipements présents dans les agences…
  • Les données d’activité : horaires d’ouverture, nombre de salariés, taux d’occupation…

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Une fois ces données collectées, il devient possible de les contextualiser afin d’en tirer de nombreux enseignements. A titre d’exemples :

  • La surface des locaux : la consommation ne sera pas la même en fonction de la taille des agences bancaires. Il est donc important de connaître la superficie de chacune des agences bancaires pour pouvoir calculer la consommation surfacique.
  • Les DJU (degrés-jour unifiés) : la consommation ne sera pas la même en fonction de la température extérieure. Il est donc important de recueillir les données météorologiques afin de calculer la consommation de chaque agence, corrigée du climat. Par exemple, il est normal de consommer plus en hiver, lorsque l’on allume le chauffage tout au long de la journée.
  • Le nombre d’occupants : cette donnée permet de renseigner le nombre d’occupants par agences. En effet, pour une même activité, plus il y a d’occupants au sein d’un bâtiment, plus sa consommation en énergie sera élevée.

Une fois toutes ces données recueillies, il devient possible de les analyser afin de comprendre les consommations de chaque agence et ainsi détecter d’éventuelles anomalies.

Les anomalies les plus courantes dans le secteur bancaire

  • La régulation : il n’est pas rare que les équipements des agences bancaires soient mal régulés et restent allumés en dehors des horaires d’ouverture. Il est alors facile de mettre en place des tournées de maintenance afin de réguler les équipements responsables de la surconsommation des agences. En plus d’être facile à mettre en place, cette action ne demande qu’un faible investissement initial tout en garantissant des gains importants.
  • Le choix de l’équipement : les équipements peuvent représenter un coût considérable à l’échelle d’un réseau bancaire. Il est donc important d’étudier toutes les options possibles avant de se lancer dans l’achat des équipements d’un réseau d’agences bancaires. Par exemple, un rideau d’air chaud consomme jusqu’à quatre fois plus qu’une pompe à chaleur et coûte plus de 1 400€ par an par agence, sans confort supplémentaire.
  • Le lieu d’implantation d’une agence : les agences installées dans des centres commerciaux consomment généralement plus que les agences implantées en centre ville ou bien en ZAC. En effet, leur niveau de consommation peut atteindre jusqu’à 1 000 € de plus par an.

Le rôle de la sensibilisation dans le secteur bancaire

La sensibilisation est une méthode qui peut permettre de supprimer certaines anomalies de consommation. En effet, les responsables d’agences peuvent sensibiliser directement les employées afin de leur transmettre les bons gestes à suivre afin de réaliser des économies d’énergie. Par exemple, le fait d’éteindre systématiquement les équipements et la lumière le midi pendant la pause et le soir en quittant l’agence. Le constat est étonnant puisque la sensibilisation peut permettre d’économiser plus de 2% sur la facture globale du réseau d’agences.

Mettre la data au service de l’efficacité énergétique dans les banques

En plus des actions préconisées précédemment et de la sensibilisation des employés, la data peut s’avérer être un allié indispensable dans la mise en place d’une politique d’efficacité énergétique efficace au sein d’un réseau d’agences bancaires. Grâce à la data, il est notamment possible de :

  • Collecter les données de manière automatique : De nombreuses données déjà existantes sont nécessaires à la mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique. L’automatisation de leur collecte et la centralisation des données permet aux gestionnaires de gagner un temps précieux, notamment lorsqu’ils doivent rechercher une information précise.
  • Analyser les données recueillies : Cette étape permet notamment de repérer automatiquement d’éventuelles anomalies de consommation sur l’ensemble du réseau d’agences bancaires. Certains indicateurs tels qu’une consommation par m2 élevée, une forte thermosensibilité ou encore une consommation en heures creuses anormale pourront alerter les gestionnaires d’agences.
  • Créer un plan d’actions global : Une fois des anomalies de consommation détectées, il devient indispensable de mettre en place un plan d’actions concret et facilement réalisable, en poussant en priorité les actions ne demandant qu’un faible investissement initial et garantissant des gains importants. La régulation des équipements est très souvent la première action préconisée.

Le recours à la data permet aux gestionnaires d’agences d’obtenir une vision claire de leur consommation afin de pouvoir mesurer leur impact environnemental tout en améliorant leur politique d’efficacité énergétique de manière durable.

Pour aller plus loin :